« Fulpmes, jeunesse »

Une introduction , mais aussi d'autres pages de souvenirs...

 

 

Petite histoire de jeunesse à Fulpmes….

Il y a bien longtemps, nous sortions de misère.
Nous sortions d’un seul coup, d’une période de guerre,
Et nous avions quitté, avec les pères et mères
Une terre dévastée, pour trouver un bon air.

Il fallait comme tous grandir et étudier
Mille neuf cent quarante cinq, des montagnes, une vallée,
Un grand homme, général Bethouard a dicté
Qu’à Fulpmes un lycée sport-études soit créé.

Nos beaux rêves d’enfant, se heurtaient au lycée
Il fallait s’éloigner des parents, et rester
Internés tout au loin, dans cet’ drôl’ de vallée
Ou l’on nous promettait de devenir âgé !

La surprise fut totale, en l’espace d’un rien
Nous étions tous conquis et avons fait des liens
Entre gosses c’est normal, l’amitié ça retient
Et les profs étaient vite devenus nos soutiens

Et aussi il y avait chaque jour tous les sports
Là bien sûr nous avons profité du bon sort
Et ce soir un des guides qui nous a rendu fort
Est ici et peut voir qu’il est aimé encore !

C’est ainsi qu’après coup, nous avons toujours dit
Que la vie à Fulpmes c’était le paradis.
Pour apprendre ça se fait, bien sur on étudie
Les années passent bien vite, on s’est fait des amis.

Mille neuf cent et cinquante, expérience terminée
Il faudra attendre soixante six pour trouver
Un remake de notre remarqua-ble lycée,
En Vercors, Sport –étude et montagne retrouvé

Mais le temps ce grand chef a mangé des années
Nous nous sommes tous quitté comme étions arrivés ;
Paradis en montagne, les saisons nous grisaient
Neige froide, herbe tendres, fleurs d’été, amitiés…


Ces années, quatre à cinq, ce n’est pas « un » instant
C’est le temps pour des jeunes de trouver en chantant
Tout ce qui va permettre d’être plus tard un battant
Et on a eu la chance d’être aidé tout le temps.

Plus tard on a voulu retrouver des images
De ces quelques années ou nous étions très sages
Ou pas sage du tout, mais toujours à la page
Allions nous retrouver l’enfance malgré notre âge ?


Se revoir une fois l’an ou bien sur une seule fois
Ç a remue l’homme mur comme l’enfant quel qu’il soit
Et chacun peut penser aux absents sous ce toit
Dire encore grand merci pour cette œuvre de roi.

Dire merci à Bethouard, pour la belle manière
De créer pour les jeunes au sortir de la guerre
Un lycée de ce genre bien situé au vert
Ou l’on était cobaye d’une expérience première

Car faire de bonnes études, et en même temps du sport
Thibaud-Chambeau a du y travailler très fort
Tous ces profs, dévoués, qui pendant les temps morts
Nous choyaient, nous aidaient, c’était des mines d or !

Il faut les remercier pour cinq années passées
Qui nous ont grâce à eux la confiance donnée
L’expansion du physique, du moral, la santé
Pour une fois un carcan très facile à porter,
Que l’on a eu parfois le temps de transformer
En laissant bien présent ces valeurs du passé
Pour pouvoir aujourd’hui être encore rassemblés.
Cher amis, camarades du Lycée, bonn’soirée.

J-C.Sermay, sept.2009

 

 

--------Paroles sur l' air de "Les trois cloches ", et un peu  le chant nostalgique des anciens........

Village au fond de la vallée,
comme égaré, presqu'ignoré.
Voici qu'en un début d’ année
un grand lycée est installé.
Lycée de Fulpmes il se nomme.
un vrai château pour abriter
tout un tas de petits bonhommes
qui vont bien vite l’adopter

Une cloche sonne, sonne.
Sa voix, d'écho en écho,
dit au monde qui s'étonne:
notre lycée est très beau.
il peut accueillir des âmes,
et leur faire des beaux jours
au début c’est une flamme
encore faible qui réclame
protection, tendresse, amour."

Ranalt au fond de la vallée,
et le glacier, loin des humains.
Voici que depuis des années,
notre lycée tu le vois bien
Quand au Serlès il nous domine
Sur ces belles pentes on a grimpé
Nous étions tous gamins gamines
Et la montagne nous a comblé.


Toutes les cloches sonnent, sonnent,
Leurs voix, d'écho en écho,
merveilleusement couronnent
ce lycée qui est si beau.
" Un seul cœur, une seule âme",
pouvait être pour toujours,
é crit sur un oriflamme
qui s'élève et qui proclame
l’unité de notre amour

Village au fond de la vallée.
Des jours, des nuits, le temps a fui.
Voici qu'après quelques années,
on a voulu se retrouver
mais toute chair est comme l'herbe,
elle est comme la fleur des champs.
É pis, fruits mûrs, bouquets et gerbes,
hélas! Vont en se desséchant...

Une cloche sonne, sonne,
elle chante dans le vent.
Obsédante et monotone,
elle redit aux vivants:
" Ne tremblez pas, cœurs fidèles,
on va se revoir un jour.
certains déplieront leurs ailes
nous gardons l’idée très belle
Que pour nous tous c’est l’amour ---

C’est l’amour de la jeunesse ----
------- de la jeunesse à Fulpmes -----

Sept2009

-------------- Novembre 1945

 


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